L’introduction en bourse de PME: tribune de Guy Cohen pour Acting Finances

juin 24, 2008

Acting Finance (www.acting-finances.com) est un cabinet spécialisé dans la direction financière à temps partagé (entre 1 et 10 jours par mois typiquement)

Guy Cohen, président de NFinance tient une tribune dans les dossiers d’Acting Finances sur la préparation d’une PME à l’introduction en bourse.

Cliquez ici pour lire l’intégralité de la lettre

Voici un extrait sur une question centrale dans le contexte actuel: peut-on envisager une IPO en 2008/2009

Compte tenu du mécanisme financier qui relie le taux de croissance annuel de l’entreprise, sa rentabilité en termes de cash flow libre ramené au chiffre d’affaires et le besoin de ressources financières net généré par l’écart entre ces deux flux, le choix pour les entreprises en croissance est soit :

• de renoncer à la croissance possible, pour réduire les besoins de cash à ce que peut générer l’exploitation : stratégie dangereuse car elle laisse toute la place aux concurrents pour se substituer à l’entreprise, qui peut alors rentrer dans un cycle de déclin ;

• de résoudre le besoin de fonds propres supplémentaires, en faisant entrer au capital des investisseurs extérieurs.

 

Aucun entrepreneur n’étant satisfait de limiter sa croissance, un nombre important de dirigeants de jeunes entreprises innovantes engagées sur des marchés porteurs, est nécessairement conduit à réfléchir sur le choix entre introduction en bourse et entrée de fonds d’investissement (capital equity) au capital de leur société pour les mois ou l’année à venir. Le recours aux fonds d’investissements, très actifs en France et en Europe dans les dix dernières années constitue, dans une certaine mesure, une alternative à l’introduction en bourse de l’entreprise. Rappelons les types d’intervention des fonds, en fonction des

phases de développement de l’entreprise :

• pré-création, création, premier chiffre d’affaires : capital d’amorçage ;

• premières années des entreprises technologiques à cycles de développement long et à forts besoins de capital (bio-technologies, logiciels, électronique, télécoms) : capital risque ;

• entreprises sur des secteurs plus matures, présentant un potentiel de croissance significatif par croissance organique ou acquisition : capital développement ;

• idem, combiné avec un problème de succession ou d’actionnariat : capital LBO et capital- transmission

 

Concernant les deux premières catégories, les conditions d’accès aux fonds de venture capital, déjà extrêmement limitatives en général, risquent de le devenir davantage en 2008 et sans doute 2009. Les sociétés sur des secteurs en croissance et plus ou moins stabilisées sur les plans organisationnel et financier éprouvaient plus de facilité à faire entrer des fonds dans leur capital jusqu’en 2007. La politique restrictive des banques particulièrement en matière de

LBO rend l’accès à ces ressources beaucoup plus difficile aujourd’hui.

Dans l’environnement des années 2008- 2009, les ressources attendues des fonds de capital equity risquent de devenir aussi difficiles à obtenir pour les entrepreneurs que celles pouvant provenir des marchés de capitaux primaires.

Dans ce contexte, le choix de poursuivre une introduction sur Alternext, difficile dans les conditions immédiates de marché, sera donc probablement une option à explorer sérieusement, lorsque les marchés financiers et les investisseurs retrouveront une certaine capacité (et une motivation) à sortir de leur préférence actuelle, quasi absolue, pour la liquidité.

 


Levée de fonds pour le studio numérique 2 Minutes, NFinance en charge de l’opération

mai 28, 2008

 

Paris, le 26 mai 2008

Alliance Entreprendre et Galia Gestion accompagnent le développement de 2 Minutes

2 Minutes, studio numérique dédié à la production de programmes animés, a effectué une levée de fonds d’un montant de 1 050 000 euros auprès des sociétés de capital investissement Alliance Entreprendre et Galia Gestion (Groupe Caisse d’Épargne). Ce premier tour de table institutionnel va permettre à 2 Minutes de renforcer ses moyens en tant que coproducteur et prestataire, mais également de se positionner comme producteur, en mettant en place une politique de développement de projets multisupports innovants.

A la pointe de la production d’animation, 2 Minutes s’appuie sur un effort soutenu de R&D (technologie GASP) afin de renforcer la compétitivité de sa chaîne de production. En effet, le studio démontre depuis plusieurs années qu’une utilisation novatrice des outils numériques permet de maîtriser plannings et budgets tout en garantissant un fort contrôle artistique. Basé à Paris et disposant de centres de production à Angoulême, au Québec, et en Chine, le studio rassemble des équipes dédiées aux différentes techniques (2D digitale, 3D, etc.) qui lui permettent de mener plusieurs productions en parallèle.

« Le moment était parfaitement choisi pour trouver un partenaire et accélérer notre croissance » déclare Jean-Michel Spiner, Président et fondateur de 2 Minutes. « Ce qui nous a convaincu chez Alliance Entreprendre, c’est leur expertise du secteur ».

« En investissant chez 2 Minutes, nous souhaitons prendre part au développement de la production d’animation. La vision développée par les managers permet d’envisager un fort développement de l’entreprise au cours des prochaines années » ajoute Antoine BODET, Directeur de Participations chez Alliance Entreprendre et membre du comité de suivi de 2 Minutes. « Cela fait plus de deux ans que nous nous intéressons de près à la production audiovisuelle, secteur en pleine mutation qui verra l’émergence de nouveaux leaders.
Alliance Entreprendre souhaite jouer un rôle de partenaire, comme avec 2 Minutes, et de fédérateur en se positionnant à l’achat d’acteurs reconnus. »

 

A propos de 2 Minutes
Fondé en 2000 par Jean-Michel SPINER, 2 Minutes est un studio dédié à la production de programmes animés. A la fois prestataire et producteur d’animation, 2 minutes a mis en place un dispositif de production financier et technique qui s’appuie sur ses équipes basées à Paris, à Angoulême, au Québec, et en Chine. Un effort soutenu de R & D a permis à 2 minutes de développer ses propres logiciels pour élargir ses horizons créatifs et optimiser sa chaîne de production. 2 minutes s’est récemment illustré sur des projets tels que “Shuriken School”, “Banja”, “Pop Secret” et “Raymond”.

A propos d’Alliance Entreprendre
Filiale de Capital Investissement du Groupe Caisse d’Épargne, Alliance Entreprendre offre à ses partenaires la puissance d’un établissement financier stable et la réactivité d’une équipe de 10 professionnels expérimentés. Alliance Entreprendre gère plus de 240 millions d’euros en LBO et capital-développement, notamment au travers de FCPR. En respectant l’indépendance et l’autonomie du management de l’entreprise, l’équipe d’Alliance Entreprendre accompagne les dirigeants par un dialogue permanent et s’engage à leurs côtés dans un partenariat actif et stable, fondé sur une confiance réciproque et l’intérêt commun de la croissance et de la valorisation de l’entreprise. Depuis sa création en 1995, Alliance Entreprendre a réalisé plus de 120 investissements dont 2 Minutes.

A propos de Galia Gestion
Société de Capital Investissement adossée à la Caisse d’Epargne Aquitaine – Poitou Charente, basée à Bordeaux, Galia Gestion apporte aux PME du Sud Ouest de la France les fonds propres nécessaires à la réalisation de leurs projets dans le cadre d’opérations de transmission, de développement et de capital risque. En quelques années, Galia Gestion est devenue un acteur régional majeur qui joue pleinement son rôle d’actionnaire en offrant aux entreprises qu’elle accompagne, les réseaux, les compétences et l’expérience de son équipe. Galia Gestion gère actuellement près de 65 M€ principalement au travers de FCPR et de FIP, somme qui devrait être portée à près de 100 M€ fin 2008 ; elle intervient pour des montants compris entre 200 K€ et 2.500 K€.

 INTERVENANTS

Investisseurs :
Alliance Entreprendre
: Antoine Bodet, Julien Callède, Emmanuel Mélédo
Galia Gestion: Vincent Schifano

Conseils investisseurs :
Due diligence juridique : Cabinet UGGC (Charles-Emmanuel Prieur, Anne Lafont)
Due diligence financière : Cabinet Vizzavona (Benoît Berthou)

Conseils 2 Minutes :
Financier : NFinance (Guy Cohen, Maxime Dugast)

 

 


FIP ISF et loi TEPA

mai 23, 2008

Est ce que la loi TEPA va changer le paysage français des fonds ?

Depuis quelques mois, nous voyons pas mal d’entrepreneurs qui viennent nous voir en ayant entendu parler de dispositifs liés à l’ISF et les PME françaises. Ces nouveaux fonds (dits FIP ISF, FCPI ISF, voire Holding ISF), qui fleurissent depuis Avril sont souscrits auprès de particuliers redevables de l’impôt de solidarité sur la fortune qui peuvent ensuite déduire jusqu’à 75% du montant de l’investissement (à concurrence de 50 000 euros).

Si la mesure est incontestablement intéressante pour les PME, nous voyons une compétition accrue entre les fonds et ce, selon leurs véhicules d’investissement.

Pour faire simple et schématique:

1/ Je suis un FCPR ou une SCR. Mes souscripteurs n’ont pas d’avantages fiscaux et exigent un TRI compris entre 15 et 30% selon ma politique d’investissement. J’investis 50 000 euros dans le fonds: pour obtenir un TRI de 15%, le fonds doit me rendre 100 000 euros dans 5 ans.

2/ Je suis une toute nouvelle Holding ISF. Mes souscripteurs entrent avec une déduction fiscale importante. J’investis 50 000 euros dans le fonds: je peux déduire 37500 euros d’ISF sur l’année fiscale.  En faisant le calcul suivant: ((100 000 – 37500) / 50 000)^(1/5ans)-1, on obtient ……. 4.6% de TRI :

D’un côté on a un fonds qui doit performer 15% et de l’autre un qui doit faire 5%. Voilà pourquoi 2 FCPR à qui j’ai parlé font grise mine parce qu’ils viennent de perdre plusieurs deals au profit de fonds ISF.

Entrepreneurs, voyez dans ces liquidités supplémentaires une formidable opportunité pour lever des fonds, financer votre croissance et vous développer fortement