Acting Finance (www.acting-finances.com) est un cabinet spécialisé dans la direction financière à temps partagé (entre 1 et 10 jours par mois typiquement)
Guy Cohen, président de NFinance tient une tribune dans les dossiers d’Acting Finances sur la préparation d’une PME à l’introduction en bourse.
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Voici un extrait sur une question centrale dans le contexte actuel: peut-on envisager une IPO en 2008/2009
Compte tenu du mécanisme financier qui relie le taux de croissance annuel de l’entreprise, sa rentabilité en termes de cash flow libre ramené au chiffre d’affaires et le besoin de ressources financières net généré par l’écart entre ces deux flux, le choix pour les entreprises en croissance est soit :
• de renoncer à la croissance possible, pour réduire les besoins de cash à ce que peut générer l’exploitation : stratégie dangereuse car elle laisse toute la place aux concurrents pour se substituer à l’entreprise, qui peut alors rentrer dans un cycle de déclin ;
• de résoudre le besoin de fonds propres supplémentaires, en faisant entrer au capital des investisseurs extérieurs.
Aucun entrepreneur n’étant satisfait de limiter sa croissance, un nombre important de dirigeants de jeunes entreprises innovantes engagées sur des marchés porteurs, est nécessairement conduit à réfléchir sur le choix entre introduction en bourse et entrée de fonds d’investissement (capital equity) au capital de leur société pour les mois ou l’année à venir. Le recours aux fonds d’investissements, très actifs en France et en Europe dans les dix dernières années constitue, dans une certaine mesure, une alternative à l’introduction en bourse de l’entreprise. Rappelons les types d’intervention des fonds, en fonction des
phases de développement de l’entreprise :
• pré-création, création, premier chiffre d’affaires : capital d’amorçage ;
• premières années des entreprises technologiques à cycles de développement long et à forts besoins de capital (bio-technologies, logiciels, électronique, télécoms) : capital risque ;
• entreprises sur des secteurs plus matures, présentant un potentiel de croissance significatif par croissance organique ou acquisition : capital développement ;
• idem, combiné avec un problème de succession ou d’actionnariat : capital LBO et capital- transmission
Concernant les deux premières catégories, les conditions d’accès aux fonds de venture capital, déjà extrêmement limitatives en général, risquent de le devenir davantage en 2008 et sans doute 2009. Les sociétés sur des secteurs en croissance et plus ou moins stabilisées sur les plans organisationnel et financier éprouvaient plus de facilité à faire entrer des fonds dans leur capital jusqu’en 2007. La politique restrictive des banques particulièrement en matière de
LBO rend l’accès à ces ressources beaucoup plus difficile aujourd’hui.
Dans l’environnement des années 2008- 2009, les ressources attendues des fonds de capital equity risquent de devenir aussi difficiles à obtenir pour les entrepreneurs que celles pouvant provenir des marchés de capitaux primaires.
Dans ce contexte, le choix de poursuivre une introduction sur Alternext, difficile dans les conditions immédiates de marché, sera donc probablement une option à explorer sérieusement, lorsque les marchés financiers et les investisseurs retrouveront une certaine capacité (et une motivation) à sortir de leur préférence actuelle, quasi absolue, pour la liquidité.
Publié par Maxime
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